Sida : Représentations et mémoires

Affiche memoire

Le Laboratoire TPG – Théories et Performances des Genres de l’Ecole Normale Supérieure de Lyon travaille depuis sa création en 2016 sur les représentations des minorités sexuelles et de genre en maintenant un lien étroit et constant entre recherche universitaire, militantisme et pratiques artistiques. Dans le cadre des événements du mois de décembre 2017 consacrés à la lutte contre le sida, un groupe de chercheuses et chercheurs issu de ce jeune laboratoire, propose une journée d’étude consacrée aux mémoires et représentations du sida.

La question des archives sera centrale pour cette rencontre qui s’organise autour de quatre figures majeures permettant de penser et de croiser pratiques artistiques, militantes et archivistiques. Ainsi, la journée commencera par les interventions d’Elisabeth Lebovici (Ce que le sida m’a fait – 2017) et Lucille Toth (Trois décennies d’amour cerné de Thomas Lebrun) qui présenteront toutes deux une réflexion autour des représentations artistiques et performatives du sida. La Compagnie Inverso interprétera un extrait de son spectacle Battre le silence menant une recherche scénique sur la réappropriation des histoires et mémoires du sida et leurs transmissions. La seconde partie de la journée sera consacrée à des ateliers autour des archives. Renaud Chantraine et Stéphane Gérard animeront deux temps, l’un sur la patrimonialisation des luttes minoritaires, l’autre sur l’usage cinématographique de ces archives. Enfin, l’association Frisse spécialisée dans la promotion de la santé sexuelle, présentera son projet « Fils de vie, fils de mémoire ».

Programme :

9h45 – 10h // Introduction générale

10h – 11h // Lucille Toth : « Le “viral” dans les chorégraphies contemporaines » (conférence).
Héritiers des « années sida » et des discours et esthétiques qu’elles ont apporté·e·s, des chorégraphes s’interrogent aujourd’hui sur l’idée de la contamination à l’ère du virus indétectable et des mythes qui lui survivent pourtant. Thomas Lebrun, Dada Masilo, Boyzie Cekwana, Robyn Orlin, autant de chorégraphes qui proposent un état des lieux du viral au 21ème siècle ; moment où le virus ne peut plus se penser sans la frontière et où le souci de contamination dépasse même le physique.

11h – 12h // Elisabeth Lebovici : « Performance de l’archive » (conférence).
Il s’agira d’interroger la notion d’interdisciplinarité, à partir d’une installation de Zoe Leonard (Untitled, Documenta 9 , Kassel, 1992). On se déplacera d’un ensemble de photographies à une affiche, d’une affiche à un tract, d’un tract à un corps genré, d’un corps genré à une politique de la sexualité….

12h – 12h30 // Compagnie L’Inverso : « Perfusion #1 – la colère » (performance)
En marge du spectacle Battre le silence (en création), la compagnie L’inverso crée des formes hybrides. Quelque part entre la performance et la conférence, la perfusion cible un thème particulier et l’explore à partir d’archives, de visuels et de récits. Pour cette première édition, Dalida, le Queer Manifesto et Hervé Guibert seront au rendez-vous…
Avec Claire Besuelle, Thomas Bouyou, Ulysse Caillon. Coordination Pauline Rousseau.

14h – 14h30 // Café-discussion autour de la performance

14h30 – 16h // Renaud Chantraine : « Atelier : traces et mémoires en partage »
Comment la mémoire s’inscrit-elle dans un objet ? Quelles traces garde-t-on d’un engagement, d’une relation, d’une trajectoire lié·e·s à l’épidémie ? Chaque participant·e est invité·e à apporter quelque chose (un objet, une phrase, une image, une archive, etc.) et à en partager le sens. L’atelier sera construit autour de ces objets et d’une boîte tirée des archives du Mucém.

16h30– 17h30 // Stéphane Gérard : « Recadrages et niveaux sonores : la mémoire du sida à l’épreuve de la technique vidéo » (atelier)

A partir de l’expérience de la réalisation de Rien n’oblige à répéter l’histoire (2013), il s’agira de réfléchir dans le cadre du VIH/SIDA à la spécificité des archives audiovisuelles, aux enjeux de leur production, de leur préservation et de leur diffusion. L’exemple d’ACT UP New York sera confronté à plusieurs sources issues de collections françaises, dont le Journal annales du cinéaste Lionel Soukaz, préservé à la Bibliothèque nationale de France.

17h30 – 18h // FRISSE : « Les objectifs mémoriels de “Archives = Vies” » (exposition)
Une action interpartenariale : Frisse, La Fabric’Art, CRIPS AURA pour donner à voir et à entendre des exemples de communication institutionnelle et associative sur la lutte contre le Sida entre 1986 et 1996.

18h – 19h // Discussion libre

 

Inscriptions gratuites et obligatoires ici

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